L’ironie de la vie vue dans les bijoux

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Le thème de “Les Bijoux” de Guy de Maupassant est que la vie peut être pleine d’ironie. Je pense que l’auteur est allé un peu trop loin sur ce thème. Bien que je n’aie pas moins apprécié son indulgence excessive. Chacune des ironies montrées dans “Les bijoux révèle comment les gens gardent des secrets les uns des autres ou d’eux-mêmes, et/ou révèle comment les gens ignorent une situation qui les bouleverse s’ils sont suffisamment indemnisés. Cette compensation dans cette histoire est de l’argent.

L’intrigue passe d’une ironie à l’autre pour révéler l’une ou l’autre de ces caractéristiques chez M. Lantin et/ou sa première épouse. Les deux premiers paragraphes révèlent à quel point la femme de M. Lantin est censée être respectable. Mais même si tôt dans l’histoire, l’auteur déclare que « La jeune fille semblait être l’idéal même de cette pure bonne femme à qui tout jeune homme rêve de confier son avenir. Ce “… semblait être…” fait comprendre au lecteur que la jeune fille n’était pas la femme pure pour laquelle tout le monde la prenait. Cela montre que la fille cachait quelque chose, bien que nous ne l’ayons découvert que plus tard dans l’histoire.

La deuxième ironie que nous rencontrons dans cette histoire est le fait qu’ils “… semblaient vivre dans le luxe”, ce qu’ils ont fait. À l’insu de M. Lantin, ses chèques de paie étaient complétés par les amants de sa femme. Qu’ils payaient pour sa bonne nourriture et son bon vin. Je crois que s’il avait ouvert les yeux et examiné les finances du ménage ; il aurait su que l’argent venait d’ailleurs que de son chèque de paie. A cet égard, M. Lantin était dupe de lui-même comme de sa femme. Mais pourquoi pas, il était content !

Et cela nous amène à notre troisième ironie. Si M. Lantin n’avait pas cessé d’aller au théâtre avec sa femme, alors un autre homme n’aurait pas eu l’occasion de flirter avec elle et de devenir son amant. De toute autre manière, autre que le théâtre, et plus tard les bijoux, la femme de M. Lantin se dévoua à lui. Au paragraphe cinq, il est dit qu’« il serait impossible de concevoir une attention, une tendresse, une caresse enjouée qu’elle n’ait prodiguée à son mari… » Elle était amoureuse autant qu’elle aimait son mari. Elle s’est dévouée à lui, à l’exception de son temps au théâtre. Ainsi, si M. Lantin avait été au théâtre avec sa femme, alors sa seule présence aurait arrêté toutes les affaires, ne serait-ce que parce que l’attention de sa femme aurait été sur lui ou sur le théâtre, pas un autre homme. (L’entracte aurait été assez long pour que n’importe qui l’ait fait ! Sans parler pendant que M. Lantin était au travail.)

Et puis bien sûr, il y a les bijoux eux-mêmes. Le fait que les bijoux soient réels, alors qu’elle avait agi comme s’il s’agissait d’un faux. Même jusqu’à laisser la lumière attraper le cristal et dire : “Maintenant, regardez-les – voyez à quel point le travail a été bien fait. Vous jureriez que c’était de vrais bijoux.”, quand il la gronderait pour avoir porté les bijoux à la place d’être « paré de sa beauté et de sa grâce naturelles ». Je suis sûre qu’elle s’est amusée à habiller son mari avec les bijoux et à se moquer de lui en portant les cadeaux de son amant.

Puis quand elle est morte, et M. Lantin a découvert que les bijoux étaient réels. Les bijoux que lui offraient les amants de la femme payaient la débauche de M. Lantin. Après s’être rendu compte qu’il était riche, M. Lantin a tout oublié des affaires de sa femme et s’est illusionné que tout allait bien tant qu’il était riche. À tel point que six mois après la mort de sa femme, il s’est remarié avec une femme honnête et honnête qui lui a rendu la vie misérable.

C’est l’ironie ultime de cette histoire et de la vie. Que nous sommes plus heureux de nous amuser et de ne pas nous soucier de ce que nous faisons ou avec qui nous le faisons. Que nous rions, jouions et profitions pleinement de la vie quand et où nous nous trouvions. Et quand nous nous limitons à une certaine norme morale sans possibilité de changement, de compréhension ou au moins de la capacité d’accepter d’être en désaccord ; nous finissons par rendre nos vies et celles de tous ceux qui nous entourent misérables. C’est l’ironie ultime de la vie !